Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 12:32

 

Le « Nirvanaddict »

nirvanaddict

Interstellar (Christopher Nolan) : majestueux, puissant, poignant, prenant, un grand film de SF qui rend hommage à ses modèles tout en œuvrant à une ouverture, une modernisation artisanale du genre.

Her (Spike Jonze) : où comment faire de la plus improbable love story (un homme amoureux d'une application vocale) le portrait de la solitude grandissante et paradoxalement très « connectée » de l'être humain. Un film d'anticipation vertigineux et d'une crédibilité confondante, porté par un Joaquin Phoenix en état de grâce.

Les Sorcières de Zugarramurdi (Alex de la Iglesia) : barrée, insensée, régressive, délirante, une comédie horrifique féministe qui témoigne encore une fois de la stupéfiante liberté de ton du cinéma de genre espagnol.

Wrong Cops (Quentin Dupieux) : la dernière folie de l'auteur de Steak et Rubber, qui s'aventure jusqu'au délire dans un imaginaire américain à la fois potache et absurde en s'attachant au quotidien d'une bande de flics schtarbés. Certainement la comédie la plus originale et audacieuse de l'année.

 

Les bonnes surprises

bonnes surprises

Sin City : J'ai tué pour elle (Robert Rodriguez et Frank Miller) : dans la parfaite lignée du précédent opus, un régal pour les amateurs de noirceur et d'ultraviolence décomplexées, de caïds déglingués et de femmes fatales machiavéliques. Avec une Eva Green belle et cruelle à se damner. On n'est pas objectif quand on aime la grande Eva, mais qu'importe !

La Grande Aventure LEGO (Phil Lord et Christopher Miller) : une petite pépite de film d'animation, qui multiplie les clins d'œil savoureux à tout un pan de la pop culture et qui adopte contre toute attente un discours plutôt subversif en condamnant par le rire le conformisme qui gangrène nos sociétés. Pour une fois qu'un film avant tout destinés aux enfants ne les prend pas pour des demeurés, ne boudons pas notre plaisir !

Byzantium (Neil Jordan) : un beau film de vampires sorti chez nous directement en DVD, alors que sa vision féminine du mythe balaye d'un seul revers de pellicule toutes les niaiseries adolescentes actuelles. Photographie renversante, BO hypnotique et fiévreux duo d'actrices (Gemma Arterton et Saoirse Ronan) pour une œuvre injustement ignorée par les sinistres ignares de la distribution française.

Edge of Tomorrow (Doug Liman) : le blockbuster le moins médiatisé de l'année alors qu'il se révèle mieux construit et bien plus malin que tous ses concurrents réunis. Face à la crétinerie crasse de Godzilla, Robocop, Amazing Spider-Man et autres Gardiens de la Galaxie, la fresque guerrière de Liman fait presque office de grand film. Version SF et ludique d'Un Jour sans fin, Edge of Tomorrow nous offre en prime des effets spéciaux d'une perfection inouïe et un Tom Cruise d'une sobriété salvatrice dans son rôle de supplicié du destin.

 

Et pour quelques bobines de plus... 

quelques bobines

X-Men : Days of Future Past (Bryan Singer) : on est loin de la rythmique magistrale du précédent volet signé Matthew Vaughn, mais quel festin esthétique ! Entre un plan-séquence ahurissant en ultra ralenti, les déchaînements apocalyptiques de Magneto et une reconstitution renversante des années 70, c'est un vrai régal pour nos rétines.

Captain America : Le Soldat de l'hiver (Anthony et Joe Russo) : un surprenant petit polar paranoïaque qui se hisse aisément au-dessus de toutes les fades productions Marvel de 2014, en dégoupillant sans crier gare de mémorables morceaux de bravoure et qui n'hésite jamais à vraiment mettre en danger son super-héros éponyme. Sans oublier que le Nick Fury incarné par Samuel L. Jackson trouve enfin sa place dans une paire de scènes d'action à la hauteur de son aura badass. En espérant que le prochain épisode parviendra aussi à échapper au formatage habituel des franchises Marvel.

Lucy (Luc Besson) : injustement éreinté par la critique lors de sa sortie, un bon petit divertissement vitaminé et sympathique, certes trop court et trop peu approfondi, mais qui a le mérite de son originalité et des questions passionnantes qu'il pose sur les facultés cognitives de l'être humain.

 

Mieux vaut tard que jamais : mes plus belles séances de rattrapage

rattrapages1

Le Tombeur de ces dames (Jerry Lewis), Passion (Brian De Palma), Samsara (Ron Fricke), Le Loup de Wall Street (Martin Scorsese), Rush (Ron Howard)

rattrapages2

Blancanieves (Pablo Berger), 12 Hommes en colère (Sidney Lumet), La Fiancée de Frankenstein (James Whale), Coup de cœur (Francis Ford Coppola), Cet obscur objet du désir (Luis Bunuel)

rattrapages3

Jeux interdits (René Clément), New York, New York (Martin Scorsese), L'Assassin habite au 21 (Henri-Georges Clouzot), La Compagnie des Loups (Neil Jordan), Conversation secrète (Francis Ford Coppola)

rattrapages4

Mean Streets (Martin Scorsese), Angel Heart (Alan Parker), Lola Montes (Max Ophuls), Monty Python : Sacré Graal ! (Terry Gilliam et Terry Jones), Arizona Junior (Joel Coen)

rattrapages5

Barton Fink (Joel Coen), Perfect Sense (David MacKenzie), Wrong (Quentin Dupieux), Mon nom est personne (Tonino Valerii), Chromosome 3 (David Cronenberg)

rattrapages6

L'Ombre d'un doute (Alfred Hitchcock), Rendez-vous avec la peur (Jacques Tourneur), Bleeder (Nicolas Winding Refn), Hurlements (Joe Dante), L'Antre de la folie (John Carpenter)

rattrapages7

Evil Dead 3 : L'Armée des ténèbres (Sam Raimi), La Quatrième Dimension (John Landis, Joe Dante, George Miller, Steven Spielberg), Coup de tête (Jean-Jacques Annaud), Jeux dangereux (Ernst Lubitsch), Le Miroir a deux faces (André Cayatte)


Partager cet article
Repost0

commentaires