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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 22:00

Titeuf le filmde Zep (6 avril 2011) : un pur bonheur de film d'animation. Très drôle, parfois tendre, toujours très fidèle à la bande-dessinée tout en étant un vrai film, le passage de Titeuf sur grand écran se révèle en tous points réjouissant. A quand la suite ? Note : 3,5/5.

titeuf1

Le Chaperon Rougede Catherine Hardwicke (20 avril 2011) : un des contes les plus célèbres de notre culture revisité avec la délicatesse d'un éléphant en rut par la réalisatrice du premier opus de Twilight. Une imagerie d’'Épinal à faire passer n'importe quel spot de pub pour un chef d'œ’œuvre graphique, des décors cheap, des effets spéciaux immondes (le loup est totalement raté, ridicule), des acteurs à côté de leurs pompes (Gary Oldman cabotine à mort, on en pleurerait). Une bouse de plus dans la fosse à purin cinématographique de ce premier semestre. Note : 0,5/5.

Source Code, de Duncan Jones (20 avril 2011) : une idée de scénario aussi tordue que géniale : un militaire américain se fait projeter à volonté dans la peau d'une des victimes de l'attentat d'un train, 8 minutes avant le drame, afin de démasquer le terroriste. Chaque projection le rapproche un peu plus de la vérité. La mise en scène est élégante, les acteurs sont bien dans le ton. Néanmoins, l'hésitation perpétuelle de Duncan Jones, qui ne sait s'il doit jouer à fond la carte du suspense ou du sentimentalisme lyrique, empêche le film de prétendre à une vraie unité. Le cul entre deux chaises, le réalisateur semble ainsi se perdre en même temps que son spectateur dans une deuxième partie mal fichue, qui se délite sans cesse, accumulant erreurs de construction, lourdeurs, impressions de déjà-vu (les intentions du terroriste sont les mêmes que celles du Joker dans The Dark Knight) et empathie facile (le pauvre troufion ricain sacrifié par ses supérieurs, érigé en héros absolu). C'est vraiment dommage, d'autant que le film démarre vraiment sur les chapeaux de roue. On aurait aimé que la rigueur et la radicalité initiales de l'intrigue tiennent leurs promesses jusqu'au dénouement. Mais Duncan Jones, qui n'en est qu'à sa deuxième réalisation, se place quand même toujours bien au-dessus de la fange hollywoodienne actuelle, excellant dans la direction d'acteurs et la sobriété payante de sa mise en scène (son précédent film, Moon, ainsi que la première partie de Source Code le prouvent encore). Il reste un auteur à suivre de très près ! Note : 3/5.

source code

La Croisière, de Pascale Pouzadoux (20 avril 2011) : nullité du scénario (confinant au néant), de la mise en scène (inexistante), de l'interprétation (catastrophique). On nage dans les abysses du pire cinéma français. Il y a de quoi s'inquiéter quant à la santé mentale des auteurs, producteurs et acteurs qui ont concouru à l'existence de cette bouse absolue, qui ne mérite même pas l'appellation de navet ou de nanar, n'étant drôle à aucun moment. On ne ressent rien face à un tel déballage de crétinisme sinistre, hormis un sentiment de honte, voire de mort mentale. Consternant ! Note : 0/5.

Détective Dee – Le Mystère de la flamme fantôme, de Tsui Hark (20 avril 2011) : la bande-annonce était prometteuse. Le film l'est beaucoup moins. Souffrant d'un défaut permanent de lisibilité, aussi bien dans le déroulement de son scénario que dans l'exécution hystérique des combats, Détective Dee fait même preuve d'une certaine laideur (effets spéciaux ratés) et d'une incommensurable lourdeur (retournements de situation grotesques, risibles). Un paradoxe pour une œœuvre qui se prétend virevoltante. On est très, très loin de la grâce de Tigre et Dragon ou des chefs-d'œ’œuvre de Zhang Yimou (Hero, La Cité interdite, Le Secret des poignards volants). Une grande déception. Note : 1/5.

Animal Kingdom, de David Michôd (27 avril 2011) : la mise en scène est brillante, le scénario terrifiant (une famille de malfrats adepte de l'auto-préservation), les acteurs impressionnants, les innombrables effets de ralentis musicaux tétanisants. Mais ça traîne en longueur, surtout lors d'un dénouement interminable. Un film long et lent, qui finit par tomber narcissiquement dans la fascination de sa propre langueur. Si David Michôd avait opté pour une plus grande concision, son film aurait confiné au chef-d'œ’œuvre. Espérons que ce sera le cas pour sa prochaine réalisation, car cet auteur mérite d'être suivi. Note : 3/5.

animal kingdom

 

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