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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 00:25

Tomboy, de Céline Sciamma (20 avril 2011) : assurément le meilleur film français de ce premier semestre, avec Poupoupidou. Portrait aussi troublé que troublant d'une fillette se faisant passer pour un garçon, chronique tranquille, nostalgique et légère de l'enfance, menée avec une simplicité désarmante, portée par le jeu très naturel des enfants, omniprésents. Céline Sciamma parvient à nous faire revivre nos années d'innocence, tout en portant un regard très acerbe sur une mentalité franchouillarde profondément intolérante, pétrie d'a priori et bouffée par des codes moraux d'un autre âge. Brillant ! Ma note : 4/5.

tomboy

The Prodigies, d'Antoine Charreyron (8 juin 2011) : un ratage total ! Graphiquement hideux, ce film d'animation nous propose un scénario d'une débilité déconcertante, version pour ados attardés de X-Men ou Heroes, mettant en scène des personnages stéréotypés jusqu'au grotesque. Le rythme mollasson et les dialogues affligeants de simplisme viennent couronner cette énorme gamelle du cinéma de genre. Ma note : 1/5.

Insidious, de James Wan (15 juin 2011) : une mise en scène horrifique aussi brillante qu'efficace, jouant à fond la carte de la terreur grand-guignolesque et du pastiche décalé, avec une maestria visuelle de tous les instants et une interprétation de première classe (Patrick Wilson et Rose Byrne en tête). La séquence finale, d'une beauté irréelle, est un vrai morceau de bravoure. Ma note : 3,5/5.

insidious

Blitz, d'Elliott Lester (22 juin 2011) : un sympathique film de vengeance made in England, porté par l'interprétation très ironique de Jason Statham, constamment au bord de l'auto-parodie. En même temps, le réalisateur, plutôt inspiré, nous livre un portrait assez noir (dans la lignée de Harry Brown sans en atteindre l'excellence) et ultra-violent de la société anglaise actuelle. Un divertissement très efficace, à défaut d'être inoubliable. Ma note : 3/5.

Omar m'a tuer, de Roschdy Zem (22 juin 2011) : un film de procès aussi tendu que touchant, revenant sur l'un des scandales judiciaires les plus tristement célèbres de notre histoire contemporaine. Dans sa volonté d'objectivité dans l'exposition très sèche des faits, Roschdy Zem n'évite cependant pas une certaine empathie pour son personnage principal, flirte parfois avec le pathos, trahissant par là même le regard humain qu'il porte sur cette sinistre histoire, tout en gardant une distance salutaire. Ma note : 3/5.

Transformers 3 : La Face cachée de la Lune, de Michael Bay (29 juin 2011) : un chef-d’œ'œuvre d'effets spéciaux et de bourrinage spectaculaire. La perfection audio-visuelle du film ne parvient tout de même pas à nous faire oublier les lacunes navrantes du scénario, la débilité des dialogues, le cabotinage ridicule ou l'inutilité des acteurs. Une facture cinématographique pareille, privée d'une bonne histoire et de personnages attachants, nous donne fatalement le sentiment frustrant d'un immense gâchis. Ma note : 2/5.

Hanna, de Joe Wright (6 juillet 2011) : version ado du Nikita de Besson, menée par le réalisateur du dernier Orgueil et préjugés. La jeune Saoirse Ronan (Lovely Bones) est épatante d'énergie, de brutalité et de fragilité. Le reste du casting déçoit, entre un Eric Bana absent, une Cate Blanchett sous-exploitée et un Tom Hollander ridicule en tueur efféminé. Seuls Olivia Williams et Jason Flemyng, formant un couple inattendu, parviennent à tirer leur épingle du jeu. La BO des Chemical Brothers, très percutante, souligne malheureusement les défauts d'un scénario mou du genou, sauvé in extremis par quelques (trop rares) scènes de baston fracassantes. Un récit initiatique qui se suit sans déplaisir, mais terriblement frustrant quand on pense au potentiel grandiose qu'il n'a pas su développer. Ma note : 3/5.

hanna

Fragments de Screen n°1 (janvier - février 2011) / Fragments de Screen n°2 (mars 2011) / Fragments de Screen n°3 (avril 2011)


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