« Le cinéma, c'est comme l'amour. Quand c'est bien, c'est formidable. Quand c'est pas bien, c'est pas mal quand même. » George Cukor

Véritable bombe comique, hélas tombée dans les oubliettes du cinéma français, le film de Maurice de Canonge n'avait jamais été diffusé depuis sa sortie en 1949. Le premier Festival Lumière de Thierry Frémaux (13-18 ocotobre 2009) lui a offert une renaissance. D'une qualité comparable à celle des Tontons flingueurs, on se demande bien pourquoi un tel fleuron de notre comédie classique a pu être oublié. Le scénario est délirant à souhait, porté par un Paul Meurisse déchaîné : pour épater sa femme et flatter son ego, un journaliste des « courriers du cœur » fait passer la mort naturelle d'un grand pianiste pour un meurtre, donnant lieu à une enquête policière qui va finir par le dépasser et lui faire regretter son mensonge. Les seconds rôles (Odette Joyeux, Pierre Dac...) s'en donnent à cœur joie. Jean Carmé et Michel Galabru, tellement jeunes qu'on les reconnaît à peine, trouvaient certainement là leur premier rôle. Les dialogues, d'une finesse et d'une énergie folles, ainsi qu'un comique de situation irrésistible, provoquent un fou rire quasi permanent. 1h30 de pur bonheur pour les cinéphiles comme pour les amateurs de comédie !