« Le cinéma, c'est comme l'amour. Quand c'est bien, c'est formidable. Quand c'est pas bien, c'est pas mal quand même. » George Cukor
Les lauriers de la honte
La Légende d'Hercule (Renny Harlin) : héros bovin, scénario vidé de toute dimension mythologique, mise en scène inexistante, esthétique ringarde... On touche le fond !
I, Frankenstein (Stuart Beattie) : un sommet de grand n'importe quoi où la fameuse créature devient un justicier bourrin qui se la pète en prenant des poses ridicules à chaque plan. Faut-il en rire ou en pleurer ? Telle est la question.
Need for Speed (Scott Waugh) : encore pire que le pire volet de la franchise Fast & Furious, dans la mesure où le film s'enferme dans un premier degré papal, l'adaptation ratée d'une franchise vidéoludique en perte de vitesse. Pour ados lobotomisés uniquement. Et encore...
Pompéi (Paul W.S. Anderson) : un péplum catastroph(iqu)e concocté par le tâcheron coupable de l'adaptation des Resident Evil au cinéma, où tout le spectacle se concentre sur les 15 dernières minutes après plus d'une heure de mélo ennuyeuse à mourir, avec un Kit « John Snow » Harington en mode mono-expressif et un Kiefer Sutherland outrancièrement cabotin.
Le crépuscule des franchises
The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un Héros (Marc Webb) : encore plus d'effets spéciaux numériques bâclés, encore plus de méchants qui finissent par s'annuler les uns les autres au gré d'un scénario aussi insipide qu'ultra explicatif, encore plus d'approximations dans le jeu des acteurs (totalement à côté des pompes de leurs personnages), encore plus de tape-à-l'œil, de superficialité dans les enjeux et de surenchère gratuite. Il serait temps d'arrêter le massacre !
300 : La Naissance d'un Empire (Noam Murro) : une bouillie numérique tellement fade qu'elle file la nausée, les personnages n'existent plus, écrabouillés sous un grossier vernis virtuel et une bande-son assommante.
La Planète des Singes : L'Affrontement (Matt Reeves) : ça commence très fort avec une immersion réussie dans un monde où seuls les singes règnent, puis les humains reviennent dans le récit et c'est le naufrage filmique, le scénario étant incapable de tenir le crescendo dramatique qui aurait dû irriguer l'intrigue pour aller se vautrer dans une vaine compilation de clichés éculés. Une vitrine technologique totalement creuse.
Les Gardiens de la Galaxie (James Gunn) : transposition spatiale des Avengers, qui s'enferme vite dans son statut de copié-collé, avec son intrigue vidée de toute espèce d'enjeu (on tente de nous faire trembler pour un walkman... sérieusement ?), où les personnages ne sont que des guignols, où tout se résout par la pantalonnade et le n'importe quoi, où tout se justifie – en vain – par une cool attitude devenue quasi dictatoriale. On n'est plus à un paradoxe près à Hollywood.
Expendables 3 (Patrick Hughes) : systématiquement le cul entre deux chaises dans sa volonté de racoler auprès d'un maximum de spectateurs, le film se cherche un ton (on en est au troisième volet, faudrait se décider...) sans jamais parvenir à le trouver. Un interminable enchaînement de fusillades bourrines filmées sans conviction, avec une énorme brochette d'acteurs qui semble s'ennuyer au moins autant que le spectateur.
Le recyclage, c'est bien... au cinéma, c'est fade !
Godzilla (Gareth Edwards) : un blockbuster au budget pharaonique qui commet l'exploit de passer pour un film de série Z ultra fauché (on ne voit presque jamais les monstres), Juliette Binoche et Bryan Cranston éjectés de l'écran dès l'ouverture, un héros sans envergure, un montage qui use et abuse du pouvoir de la suggestion jusqu'au ridicule. Un mythe massacré de plus sur le sinistre tableau de chasse d'Hollywood.
Robocop (José Padilha) : remake du classique de Paul Verhoeven, les effets virtuels et le premier degré en plus, la rage et la subversion en moins. Aucun intérêt.
47 Ronin (Carl Erik Rinsch) : remake inavoué du Dernier Samouraï, agrémenté d'une touche de fantastique qui s'illustre à travers une imagerie numérique d'Epinal, ne retrouvant jamais le souffle épique de son modèle, avec un Keanu Reeves plus amorphe que jamais.
La Belle et la Bête (Christophe Gans) : exemple typique de la coquille vide qui parie tout dans son aspect visuel clinquant en se déconnectant totalement de l'essence du mythe qu'elle adapte. Plus kitsch et chiant, tu meurs !