« Le cinéma, c'est comme l'amour. Quand c'est bien, c'est formidable. Quand c'est pas bien, c'est pas mal quand même. » George Cukor
Juste pour le plaisir de partager, voici quelques titres de films d'horreur parmi mes favoris du genre. Quels sont les vôtres ?
1) 2 Soeurs, de Kim Jee-woon (2003) : pour l'élégance folle de sa mise en scène, sa bouleversante mélancolie, l'interprétation des actrices, la splendeur de la musique, la puissance des scènes choc. Scène phare : un repas en famille à glacer le sang.

2) Alien, le huitième passager, de Ridley Scott (1979) : pour l'esthétique renversante des décors, la tension permanente, le monstre cultissime créé par Giger, la force du personnage de Ripley. Scène phare : la naissance pétrifiante de l'alien, sortant du corps de John Hurt.

3) Suspiria, de Dario Argento (1977) : pour l'originalité de la mise en scène, la puissance psychanalytique du scénario, les ambiances inoubliables. Scène phare : l'ouverture, d'une intensité et d'une virtuosité affolantes.

4) La Colline a des yeux, de Alexandre Aja (2006) : pour la rage impressionnante de la mise en scène, le réalisme des effets gores, la dimension engagée du film. Scène phare : la boucherie que commet le personnage du gendre pacifiste au milieu des monstres.

5) Bug, de William Friedkin (2006) : pour l'intelligence confondante de la mise en scène, la performance ahurissante des deux acteurs principaux, les terribles effets de suggestion. Scène phare : le monologue halluciné de la protagoniste, qui s'enfonce dans le mensonge parano avec une ferveur proprement terrifiante.

6) Sixième Sens, de M. Night Shymalan (1999) : pour le jeu inoubliable de Bruce Willis et du tout jeune Haley Joel Osment, pour la compassion infinie du cinéaste pour ses personnages et le cultissime twist final. Scène phare : le petit Cole enfermé dans un placard avec un spectre, effrayante par son seul pouvoir de suggestion.

7) Shining, de Stanley Kubrick (1980) : pour sa perfection technique et visuelle, l'interprétation historique de Jack Nicholson, la beauté sidérante de l'horreur. Scène phare : la poursuite finale dans le labyrinthe.

8) Rosemary's Baby, de Roman Polanski (1968) : pour son indémodable aura de film culte, la dimension absolument glauque de la mise en scène, les effets de terreur savamment distillés. Scène phare : la poursuite dans la cage d'escaliers, autour de l'ascenseur.

9) Mirrors, de Alexandre Aja (2008) : parce que Aja est un créateur d'atmosphères hors pair, qui sait brillamment doser la tension, la terreur et le gore, parce que la chute est proprement cauchemardesque. Scène phare : la sœur du personnage de Kiefer Sutherland se fend la gueule, dans un sens tout à fait littéral.

10) Saw, de James Wan (2004) : pour la malice de la mise en scène et du scénario, pour l'atmosphère constamment tendue, la dimension étouffante du huis clos, la chute absolument incroyable. Scène phare : la descente tragique de deux policiers dans le repaire du tueur.

11) Les Autres, Alejandro Amenabar (2001) : pour la beauté vieillotte des images, l'interprétation électrisante de Nicole Kidman, la terreur provoquée par les effets acoustiques. Scène phare : l'œil de Kidman, rivé à la serrure de la salle de piano.

12) Psychose, de Alfred Hitchcock (1960) : parce que ce classique de Hitchcock n'a pas pris une seule ride, parce que le personnage de Norman Bates est toujours aussi effrayant, parce que la chute est monstrueuse. Scène phare : le meurtre de Janet Leigh, alors qu'elle se douche.

13) Scream (quadrilogie), de Wes Craven (1996, 1997, 2000, 2011) : parce que le réalisateur a réinventé le genre de l'horreur en en retournant tous les codes, parce que la mise en scène est jubilatoire, empruntant avec virtuosité la mise en abyme et l'auto-parodie. Scène phare : la révélation de l'identité du tueur à la fin du deuxième volet, véritable scène de tragédie grecque.

14) Le Cercle The Ring, de Gore Verbinski (2003) : pour l'esthétique glaçante des décors, nimbés d'un voile bleuté magnifique, les montées de terreur redoutables, la musique de Hans Zimmer et l'interprétation sans failles de Naomi Watts. Scène phare : au fond du puits, la vérité...

15) Les Dents de la mer, de Steven Spielberg (1975) : parce que c'est le premier blockbuster d'horreur de l'histoire du cinéma, parce que le thème de John Williams nous pétrifie encore de terreur, parce que le requin, qui a plus de 30 ans, est toujours aussi effrayant, Spielberg ayant préféré les effets de suggestion à la représentation frontale du monstre. Scène phare : l'attaque finale en pleine mer, monument de tension et de peur viscérale.

16) L'Exorciste, de William Friedkin (1973) : parce que le cinéaste s'est brillamment servi du genre de l'horreur pour le pervertir en un authentique film de guerre, celle du bien contre le mal, parce que l'interprétation de la jeune actrice principale nous ébahit encore, parce que les scènes d'hôpital restent d'authentiques moments d'horreur, absolument révoltants. Scène phare : l'exorcisme de la jeune Regan, par deux prêtres impuissants, un combat éprouvant.

17) Jusqu'en enfer, de Sam Raimi (2009) : pour la malice et l'humour ravageur du père de la saga Evil Dead, qui a visiblement pris un énorme plaisir à réaliser ce film, pour le personnage déjà culte et répugnant de la vieille Sylvia Ganush, pour la cruauté sans bornes du dénouement. Scène phare : un drôle de combat féminin dans l'habitacle d'une voiture.

18) Dark Water, de Walter Salles (2005) : pour la poésie bachelardienne des images aquatiques, pour la grâce bouleversante de l'histoire, pour l'interprétation inoubliable de Jennifer Connelly, véritablement investie par son personnage de mère. Scène phare : un sacrifice maternel magnifique, dans une salle de bain envahie par des torrents d'eau menaçants.

19) La Maison du diable, de Robert Wise (1963) : pour ses effets de terreur intacts, pour la splendeur du noir et blanc, pour l'impressionnant rendu des atmosphères, pour l'emploi virtuose de la suggestion, bien plus efficace que de montrer les esprits. Scène phare : l'exploration angoissée d'un grenier...

20) The Thing, de John Carpenter (1982) : pour l'horreur qu'inspire le monstre insaisissable du film, la dimension viscérale des scènes gores, l'étonnante vision poétique des corps déformés, constituant un bestiaire fantastique qu'on n'est pas près d'oublier. Scène phare : le test sanguin, ou bien l'attente finale des deux derniers survivants, un pur moment d'angoisse qui se prolonge bien au-delà du générique.
