« Le cinéma, c'est comme l'amour. Quand c'est bien, c'est formidable. Quand c'est pas bien, c'est pas mal quand même. » George Cukor

Film slovaque, réalisé par Laura Sivakova, découvert dans le cadre de la journée du cinéma européen, organisée par le groupe UGC.
Klara est une jeune ballerine, promise à une grande carrière. Elle est malheureusement contrainte de renoncer pendant quelques temps à ses aspirations à cause d'une cheville foulée. Elle rencontre alors un médecin qui décide de l'engager comme baby-sitter pour sa fille. Une relation charnelle se noue entre Klara et le docteur, l'éloignant inexorablement de sa vocation artistique.
Scénario digne d'un téléfilm fauché du samedi après-midi, banalité terrifiante du propos, musique insupportable entre thèmes mièvres et mélodies ridicules, esthétique d'une triste platitude, montage paresseux privant de rythme et d'intérêt dramatique l'ensemble du film. Seule l'actrice principale, la jeune Zuzana Kanoczova, parvient à tirer son épingle du jeu, par sa présence radieuse, ses regards renversants, son jeu très naturel, la beauté irréelle de son corps et de son visage. Seule son image continue de nous hanter après la projection. Une image qui donne lieu à quelques belles séquences oniriques filmées sous l'eau, hors du temps. Le reste relève du pur cliché, oscillant entre le mou et le sordide, exploration traînante d'un royaume de la loose, où des maris ingrats, lassés de leurs épouses vulgaires, oublient leur triste sort dans les bras de jeunes paumées.
Qu'est-il passé par la tête des programmateurs d'UGC pour nous proposer un tel film ? S'ils envisagent de promouvoir ainsi le cinéma slovaque, l'expérience semble quelque peu ratée...