« Le cinéma, c'est comme l'amour. Quand c'est bien, c'est formidable. Quand c'est pas bien, c'est pas mal quand même. » George Cukor

"Ceci n'est pas un film" aurait dû préciser Soderbergh avant de nous livrer sans crier gare cet "électrocardio-drame plat" complètement informe. Le scénario est un cliché éculé à lui tout seul, sans le moindre effet de surprise, qui ne soulève absolument aucun intérêt dramatique. Les acteurs débitent leurs répliques avec si peu de ferveur qu'on a l'impression d'écouter les programmes de nuit d'une station de radio monacale française. On s'endort presque, pas tout à fait, persuadés qu'avant la fin, le génial auteur de Kafka va enfin reprendre du poil de la bête, mais non... La preuve vivante qu'un film peut être anti-cinématographique. Un paradoxe ahurissant... Audace expérimentale ? La question mérite d'être posée...